MORSE   -   Låt den rätte komma in
 
Annee
Duree
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2 commentaire(s)
2007
1h50
Kåre Hedebrant - Lina Leandersson - Per Ragnar - Henrik Dahl - Karin Bergquist - Peter Carlberg.

LISTE DES CRITIQUES
Critiqué par Celticxoan le 06/12/2008 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par CAMIF le 28/02/2009 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par fear le 07/01/2010 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par fear
836 critique(s)
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« Morse » se regarde avec des yeux d'enfants, avec tendresse et simplicité. Sous la cruauté des faits demeure une vision sobre et contemplative celle de la subjectivité des héros, phénoménaux dans leur interprétation. Beaucoup s'ennuieront s'ils ne décèlent pas cet élan poétique qui soutient toute la vision d'Alfredson. Une petite perle glacée ; quand l'idylle embrasse le fantastique ...
 
Un petit phénomène du froid. Les quelques sorties en salle n'ont pas du tout empêché « Morse » de devenir un petit phénomène. Il faut dire que pour une fois le film de vampires ne s'est pas fait mordre au cou par la presse. L'explication tient dans la revendication d'un style unique - proche du cinéma d'auteur - faisant abstraction des moeurs référentielles du sous-genre. On est dans un drame qui contient la quintessence de l'amour enfantin, avec cette pudeur et cette sensibilité, et les affres d'un monde où dès le plus jeune âge il existe une lutte féroce. Le cinéaste suédois ne tombe jamais dans la ringardise ou l'épanchement dans les dialogues pour laisser les émotions sourdre des visages.

Il ne néglige pas la légèreté pour autant. Plutôt spécialiste des comédies, il garde quelques habitudes dans son style mais sans jamais surcharger les idées. On a donc droit à un maelström d'ambiances qui s'enlacent avec beaucoup de grâce.
La seule vraie fausse note restera la séquence avec les chats – revendiqué par l'auteur – qui détone avec l'ensemble.

Techniquement, rien à redire non plus. En sus des deux jeunes interprètes mémorables – « Morse » serait bien différent sans eux -, il faut souligner le superbe travail derrière la caméra. Il génère un contraste fort entre lumière et obscurité qui rythmera les nocturnes séquences. De plus, contrairement à la nature et le lyrisme mélancolique qu'elle apporte, toute la civilisation est cadrée, cloisonnée par des compositions de plans où s'imbriquent les forment rectangulaires, enfermant physiquement les protagonistes. La claustrophobie latente rejoint le manque d'échange avec l'extérieur et bien sur la condition de tous.

Le plus beau métrage du genre depuis longtemps et une déclinaison vampirique d'une rare qualité. Beau mais dont la subtilité risque de rebuter certains. Son arrivée en DVD se fait grandement attendre.
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