HOSTEL CHAPITRE II   -   Hostel part II
 
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2007
1h34
Lauren German - Roger Bart - Heather Matarazzo - Bijou Phillips - Richard Burgi - Edwige Fenech - Ruggero Deodato.

LISTE DES CRITIQUES
Critiqué par Celticxoan le 16/11/2008 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par CAMIF le 16/11/2008 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par fear le 17/11/2008 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par Celticxoan
77 critique(s)
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Hostel chapitre II est une suite directe du premier volet, et malgré une première partie intéressante mais assez mal développée, il ne parvient pas à faire mieux et reste une grosse baudruche sans réel intérêt. Eli Roth et son "ami" Quentin Tarentino peuvent aller se rhabiller, leurs Hostel(s) sont de gros navets !
 
Comme tout le monde a pu aisément le constater Hostel 1 mettait un temps fou à commencer, ne nous offrant qu'un plagiat peu intéressant des Américan Pie comme apéritif avant le plat de résistance, qui à mon goût était vraiment bien léger.....
Pour Hostel part II, Eli Roth, rectifie le tir en nous offrant une première partie nettement plus mature et parfois intéressante, mais sans réussir à éviter une lourdeur plombant ses bonnes intentions.
Malheureusement le premier assassinat dans "l'usine" arrive seulement après 48 minutes !!!!!

Après une ouverture que personnellement j'ai trouvé bien fade voire ridicule (les scènes avec le survivant du premier), il nous décrit le parcours de ses trois héroïnes de l'Italie à la Slovaquie où se trouve "l'abattoir", nous montrant parallèlement le fonctionnement de l'organisation mettant en vente ses prochains morceaux de choix et les acheteurs potentiels.
Concernant les 3 filles, rien de très nouveau, même parcours que ceux des gars du premier volet (je schématise évidemment car les différences sont vraiment infimes), mais par contre coté organisation/bourreaux c'est une belle réussite.

En adoptant le point de vue des bourreaux, présentés comme de simples personnages lambdas possédant des moyens financiers assez conséquents, et dont les tortures qu'ils veulent infliger à d'innocentes victimes choisies par leur soin comme une perversité est une idée forte et complexe. Bien entendu, Eli Roth n'approfondit que très gros grossièrement cette idée et malheureusement pour accoucher d'une scène idiote et inutile où un des bourreaux "pique" une crise au moment de passer à l'action.
Mais Eli Roth rend plausible cette structure à nos yeux et du coup cela reste la partie la plus intéressante des deux volets réunis, malgré son manque évident de finesse voire de talent !

Mais passons aux choses sérieuses !

Hostel et Hostel part II sont avant tout des films d'horreur décrivant un univers parfaitement immoral ou des hommes achètent des victimes pour les torturer et leur donner la mort atrocement.
Dans Hostel, on effleurait a peine cette vision de l'horreur, mais en réussissant tout de même par créer un coté assez morbide et malsain dans l'univers de l'usine où se déroulaient les mises à mort. Par contre, les sévices barbares et le gore manquaient cruellement à l'appel !
Dans Hostel part II, cette partie est un plantage total !

Réussissant à provoquer des rires inappropriés tant certaines scènes sont d'un ridicule et d'un manque absolu de réalisme dont Bruno Matei aurait été fier !
Non seulement des tortures, il n'y en a aucune (un coup de meule involontaire et un sexe tranché horriblement mal foutu au final !), enfin j'exagère une seule scène pouvant être considérée comme telle !
Un homme (Ruggero Deodato) découpe simplement un morceau de la jambe de sa victime encore bien vivante, pour la manger tranquillement assis à table avec couteau et fourchette s'il vous plaît....Un acte malsain et gratuit de cannibalisme, qui prend un sens particulièrement jouissif quand on sait qui joue ce rôle !
Autre déception, une scène qui entre les mains d'un Dario Argento (de la grande époque) par exemple aurait été une pure merveille, mais filmée par Eli Roth n'engendre pour moi qu'un sentiment de frustration énorme : celle où une femme (Edwige Fenech) recueille le sang de sa victime sur son corps !

Je ne m'étendrais pas sur la partie finale qui est du très grand n'importe quoi avec une dernière scène ridicule pour achever ce ratage quasi-complet !

Eli Roth pour moi ne fait définitivement pas partie des bons réalisateurs du genre et avec ces deux Hostel il étale son manque de talent, de direction d'acteurs et de créativité aux yeux de tous et même si les plus jeunes d'entre nous peuvent y trouver un quelconque plaisir, les plus anciens ne peuvent qu'y trouver désolation et dégoût face à tant de suffisance.
Et ce n'est pas parce que monsieur Tarantino est fan de cette série (qu'il a produit) qu'il faut en faire une œuvre majeure du cinéma horrifique....bien au contraire !
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