BERSERKERS LES GUERRIERS D ODIN   -   Berserker hell's warriors
 
Annee
Duree
Genres
Pays
Réalisateurs
Acteurs
Notes rédactions
Notes visiteurs
2 commentaire(s)
2001
1h24
Paul Johansson – Craig Sheffer – Kari Wuhrer – Patrick Bergin – Nick Boraine – David Dukas – Byron Taylor ...

LISTE DES CRITIQUES
Critiqué par fear le 19/07/2008 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par fear
836 critique(s)
Voir toutes ses critiques
 
“Berserkers, les guerriers d'Odin” est une catastrophe qui se bute à des limites techniques, budgétaires et d'interprétations. Lovées dans des cadres cinématographiques sûrs, les tentatives de Paul Matthews connaissent toutes des échecs retentissants. Une relecture du mythe scandinave n'était pas une mauvaise idée en soi. Toutefois, elle ne saurait justifier – loin s'en faut – les égarements du métrage ....
 
Le réalisateur responsable de “Breeders” (1998), propose une vision de l'hémisphère sud, un remix complet de la mythologie nordique, du peuple Viking.
A l'heure où la Fantasy connaît un regain d'intérêt aux yeux du public, Matthews tente de s'en sortir, tant bien que mal.

SA VISION DU MYTHE

Tout au long de la pellicule, le cinéaste sud-africain tente de nous persuader d'une chose : L'incursion du fantastique et de la mythologie nordique au sein du quotidien des vikings. Cette relecture a de quoi surprendre.

Odin, dieu des guerriers, est puissant et influence grandement les destinées et ceux qu'il conserve sous son emprise après la mort restent au Valhalla, avec le palais des morts à Asgard. Jusque là pas de surprises majeures.

La première prise de risque est la variation choisie pour les walkyries. Littéralement, “Celle qui choisit qui succombera”, ces créatures surnaturelles ont une relation spécifique avec les guerriers entrant en rage, les Berserks.
Elles ont ici des aspects vampiriques, se servant de leurs grandes canines pointues pour faire couler l'essence d'Odin dans les veines de ceux qui deviendront des berserks, morts-vivants au service de la guerre.

La seconde est les symptômes dont semblent affublés les vikings. Ils ont des barbes – normal dira-t-on – et ont l'air bourru. L'archétype du nain de la fantasy semble avoir été la base de développement de ce peuple.
Avec leurs voix basses et testostéronées – on est loin d'un “300” (2006) tout de même -, ils ne sont capables que de faire des phrases courtes. Oubliez COD et compléments circonstanciels, sujet-verbe est un duo qui est manifestement signe d'intellect développé chez ce peuple.

Pour souligner la présence du pouvoir déique en chacune des créatures, Matthews opte pour le suréclairage systématique ajouté à des effets spéciaux bas de gammes – flou autour de la silhouette, yeux jaunis .. - ce qui ne convainc guère visuellement.
On notera toutefois que l'idée de modifier l'aspect mythologique et d'essayer de transcrire l'aura surnaturelle étaient des attentions louables.

SA VISION DU CINEMA

Outre la faiblesse du budget et, par voie de conséquence, du rendu graphique des créatures, la réalisation est moyenne, fortement inspirée.

Il faut dire qu'il n'est pas difficile de trouver une filiation dans la mise en scène avec “Le 13ème guerrier” (1999). Pourtant John McTiernan avait su intégrer l'intimisme de l'éclairage tandis que Matthews ne conserve que des points techniques sans les utiliser à bon escient.
L'interprétation – un casting franchement limité – est déplorable et monoexpressive. Semblant sortis d'une telenovela – à la sauce viking bien sur – les acteurs patinent.

Il faut également évoquer ce qui ressemble – de loin – à une intrigue. Des fils grossiers sont tendus et le spectateur s'ennuie. Ressemblant à une réplique détournée de la saga Highlander – Des immortels qui s'affrontent sans cesse avec des épées -, le métrage ne s'embarrasse pas de détails.

Ce qui semble paradoxal c'est que bien que l'histoire soit prévisible et limitée – peu de rebondissements, personnages-prétexte .. - il y a une foule de dialogues tous aussi insipides les uns que les autres.

Dans les tréfonds du cinéma se trouve le cinéaste sud-africain. On objectera qu'il a quelques bonnes idées mais le rendu ne peut valoir qu'un sévère avis. Voulant surfer sur la vague fantasy bien lancée par Peter Jackson et sa trilogie “Le seigneur des anneaux”, le réalisateur se plante complètement : acteurs, mise en scène ... et s'inspire trop d'œuvres passées.
 Iken-eiga (2007) © tous droits réservés | ADMIN