AMAZONIA- L ESCLAVE BLONDE   -   Schiave bianche : Violenza in Amazzonia
 
Annee
Duree
Genres
Pays
Réalisateurs
Acteurs
Notes rédactions
Notes visiteurs
0 commentaire(s)
1985
1h26
Elvire Audray - Will Gonzales - Dick Campbell - Andrea Coppola.

LISTE DES CRITIQUES
Critiqué par Camif le 24/02/2008 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par Camif
195 critique(s)
Voir toutes ses critiques
 
On touche, ici, au coeur même de la détresse cinématographique, au vide interstellaire pelliculaire, à la quintessence du rien.
Evidement, le visible manque de moyen financier saute aux yeux, mais cela n’explique pas tout et en particulier le jeu déplorable des acteurs, l'absence d'action, la pauvreté des dialogues et ainsi de suite.
 
Tiré d’une histoire vraie d’après la jaquette du DVD ( ce qui déjà incite, vu la pauvreté de celle-ci, à mettre en doute la santé mentale des malades responsables de l’idée même d’une telle chose ) , surfant sur la vague et le succès du « Cannibal Holocaust « ( allant même carrément jusqu'à s’intituler parfois Cannibal Holocaust 2 ) , ce film nous est vendu comme un film de cannibales ( sans cannibales en fait ) , outrancier ( l’outrance consiste à arriver à tenir jusqu’à la fin du film ), violent ( effectivement 20 Euros pour ce DVD, c’est d’une rare violence ), malsain ( moauuuuhhh !! ) et érotique ( comme un concile papal au Vatican ).

Le début est en effet à couper le souffle !!!
Dans un décor assez incroyable pour un tribunal (on dirait l’annexe de la salle des fêtes de mon village !), pourvu de 5 chaises, une table à tréteaux prêtée gracieusement par l’école communale et un pauvre drapeau accroché à un mur histoire de bien montrer que quand même ça ne rigole pas et que nous ne sommes pas à la kermesse !
L’héroïne jouée par une « actrice « du nom d’Elvire Audray ,dont les deux seules expressions qu’elle semble pouvoir prendre sont « habillée « et « nue « ; et bien cette brave dame se retrouve accusée d’homicide envers ses propres parents. Elle va donc s’évertuer ( si je peux dire vu le peu de vertu dont elle fait preuve dans ce métrage ) à conter par le menu sa sombre et pathétique histoire ; histoire que je vous vais vous narrer.

Il y en a qui font des croisières sur le Nil, d’autres qui flânent sur les lagunes de Venise afin de réchauffer leurs libidos et bien notre famille non ! Eux ils vont en Amazonie au milieu des crocodiles ( qu’on ne verra pas, à part furtivement une fois ), des moustiques, des araignées et des tribus toutes méchantes. Et ils y vont comme ça pour tuer le temps, afin sûrement de pique-niquer dans les sables mouvants peut-être ? Mais après tout à chacun ses perversions et ses hobbys.

Nos vacanciers sont donc tranquilles comme Baptiste à serpenter au milieu des troncs d’arbres sur le fleuve Amazone et là ! tout d’un coup ! Patatras ! Milles sabords ! Millediou ! la mère se prend une flèche dans l’œil ce qui nous permet d’assister à la SEULE scène gore du film ( ce qui craint pour un bis italien, à moins que m’étant assoupi j’en eusse loupées, mais çela m’étonnerait fort ), s’ensuit un coupage de têtes
( hors champ ) et l’exposition triomphale des deux trophées ( la caboche du père et de la mère. NDLR ) qui n’a d’autres intérêts que de nous prouver que les maquillages et effets spéciaux ont bien été confiés à un manchot aveugle d’une dizaine d’années (pas plus ) expert dans l’art du papier mâché. Bref la blondasse se fait enlever et va dès lors vivre au milieu des anthropophages végétariens ( si ça existe ! )

A partir de là et même si on frôle le ridicule, le spectateur est en droit de s’attendre à ce qui fait l’essence même du bis Italien, à savoir du gore, des scènes crades, du cul, du mauvais goût.... Et bien que nenni !!! ( comme dirait le cheval, car le cheval nenni !) mais je m’égare ( et pas seulement d’Austerlitz...), nous assistons devant nos yeux médusés ( oui je sais comme sur un radeau ) à une sorte de vaine tentative de la part du réalisateur un dénommé Mario Gariazzo, d’une étude anthropologique sur la vie d’une peuplade indigène.

Et parlons en de cette vie, chiante, vide, sans troquet ni mobylette, sans lecteur DVD ( mon dieu c’est horrible !! ), rythmée par la chasse aux crocodiles et la cueillette des fruits ( enfin on imagine ) : car en fait il ne se passe plus rien dans ce film, si ce n’est un crêpage de chignons pour la possession de la blondasse, un rituel consistant à faire perdre la virginité ( tu parles comme elle l’a toujours !) de la susdite ( pas de jeu de mot là ) avec un pieu planté au beau milieu de sa forêt noire ( qui est blonde en fait ), sauf que ce qui aurait pu titiller le côté pervers et sadique des amateurs est filmé hors champ et est rendu peu crédible par les cris de chihuahua de la donzelle.

Puis au septième jour les (ir) responsables du film eurent deux idées. La première fut de peupler le métrage d’une quantité incroyable de Stock Shots destiné à économiser la pellicule et donc les frais et ensuite de le dynamiser . Et bien perdu ! Car voir 60 fois une envolée d’oiseaux, 80 fois les méandres de l’Amazone, 100 fois le vent souffler dans des arbres c’est chiant, c’est indigne, c’est ennuyeux, c’est looong .
La deuxième c’est de conter une histoire d’amour d’une telle mièvrerie que le moindre épisode des « Feux de l’amour « passe pour un des meilleurs passages de l’oeuvre du Marquis de Sade.
Donc la blonde tombe amoureuse d’un sauvage ( sûrement à la vue de la bosse qui affecte son pagne et qui, ma foi , semble être du meilleur aloi ), on assiste aussi à une attaque de la part d’une tribu ennemie où il ne se passe rien et aux longs dialogues entre la belle et le sauvage
( tiens d’ailleurs comment qu’ils font pour se parler ? Ont-ils trouvé un dictionnaire italo-indigéne dans les ruines d’une ancienne cité Maya ? Ont-ils pris des cours par correspondance ? Ont-ils souscrits à une méthode Assimile ? ).
Bref à la fin notre héroïne après avoir déjoué un complot, retrouve la civilisation et pleure sur son amour perdu qui lui s’en va dans le soleil couchant tel un Lucky Luke amazonien, et voilà bonne nuit. FIN..ouf .

Mondo Cane. Amen
 Iken-eiga (2007) © tous droits réservés | ADMIN