D.O.A - DEAD OR ALIVE   -   D.O.A : Dead or Alive
 
Annee
Duree
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2005
1h26
Holly Valance – Jaime Pressly – Eric Roberts – Devon Aoki – Kane Kosugi – Steve Howey ..

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Critiqué par fear le 11/12/2007 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par fear
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“DOA” se veut un film d'action moderne. Malheureusement, il n'en garde que la pauvreté de la partie écrite – intrigue et discours. Les chorégraphies sont passables et l'abus des effets techniques enlise les duels dans une superficialité préjudiciable....
 
Comme souvent avec les métrages tirés des jeux vidéos, on obtient un produit peu intellectualisant. Après les adaptations médiocres de jeux de combat “Street fighter”(1994) et “Mortal Kombat” (1995), voici le nouveau venu, dead or alive.
Aux manettes on retrouve Corey Yuen, chorégraphe de “L'arme fatale 4” (1998) et réalisateur de “Le transporteur” (2002). On assiste à des scènes d'action pédantes où les ralentis sont légions. Le systématisme de ces effets modernes est assez pénible et ils se mettent en place tandis que les intermèdes sont d'un ennui abominable.

S'orientant vers un public jeune, les clichés s'amassent et on comprend assez rapidement que la sensibilité hormonale adolescente est la cible du produit. Holly Valance et Jaime Pressly exhibent souvent leur plastique sur laquelle s'apesantit Yuen.
Quant à Devon Aoki - “Sin city” (2005) – elle est plus séductrice que dans ses précédents rôles mais est réduite à une héroïne banale, manquant d'envergure. La romance sous-jacente avec son suivant et l'archi-rabattu frère disparu laisse une impression navrante.
L'humour tente le réalisateur hong-kongais et c'est bien malheureux. Entre les effets sonores dépassés – les sifflements d'oiseau quand on est sonné – et les vannes ras les paquerettes, on est assaillis par un univers décalé peu engageant.

Les préliminaires donnaient un avant-goût des dérives qui allaient suivre. On y voit les trois protagonistes quasi-nues qui reçoivent leur invitation au DOA après divers combats. La présentation est plutôt sympathique et reste dans l'esprit d'un jeu. De même, le système de barre de vie est parfois incorporé et le système de combat se met bien en place. L'idéologie purement commerciale revêt divers masques. Outre les quelques pétillements sexy – rien de bien percutant tout de même – les scènes émotionnelles sont niaiseuses. La palme revient tout de même à la scène de la plage où on assiste à un match de beach-volley entre filles.
De même, le fin mot de l'histoire est peu travaillé et Eric Roberts est assez mauvais dans son genre. Bien que je vienne de lui lancer la pierre, il faut dire que le casting est homogène. Servis par des dialogues inspides, les acteurs font ce qu'ils peuvent.

On ne sort pas déçus – évidemment puisqu'on en attendait rien – mais la fibre scénaristique semble avoir fui le metteur en scène qui réduit le tout à des paires de nibards, des romances acidulées et quelques combats corrects mais loin d'être impérissables.
On sent toute l'influence asiatique mais sans la subtilité habituelle. On commence à être habitués au passage raté de l'orient à Hollywood. Un John Woo a par exemple flingué sa carrière en venant aux Etats-Unis. Certes il a fait quelques bons films, mais il a perdu de sa superbe. Yuen part de beaucoup plus loin et va donc beaucoup plus bas.

Cela reste donc un film pour jeune mâle boutonneux, dont les scènes d'arts martiaux sont peu convaincantes. Les autres aspects étant assez catastrophiques, on se retrouve devant une oeuvre qui se perd dans ses volontés mercantiles.
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