THE PATRIOT   -   The patriot
 
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2000
2h40
Mel Gibson - Heath Ledger - Tcheky Karyo

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Critiqué par djiz le 22/11/2007 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par djiz
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Je n’attendais pas grand-chose d’un film portant intitulé ainsi. Mais lorsque l’occasion s’est présentée, je me suis dit qu’après tout les acteurs n’étaient pas mauvais, que Roland Emmerich, s’il n’est pas un grand réalisateur, sait tourner des spectacles divertissants et que le film étant réalisé par un Allemand je n’aurais peut-être pas droit à l’immonde soupe nationaliste que laisse présager le titre. J’aurais mieux fait de ne pas réfléchir autant et de passer mon chemin.
 
Le film commence bien, le personnage principal appelant à une sortie pacifique du conflit mais étant donné que Roland Emmerich est aux commandes on se doute que cela ne va pas se passer ainsi. Et effectivement, Mel Gibson laisse vite les sentiments prendre le pas sur la réflexion et se met à dégommer du britannique. Le réalisateur aurait pu alors se contenter d’aligner les scènes de batailles, je ne me serais pas ennuyé et j’aurais pu oublier son film aussitôt sa vision terminée. Hélas il souhaite nous faire croire qu’il a un scénario et il nous sert donc un (trop) long métrage indigeste de presque trois heures.

Cette histoire est donc une suite ininterrompue de passages caricaturaux sensés provoquer diverses émotions mais ne suscitant au mieux que la dérision. Comme cette scène où notre vaillant héros profitant d’un repos bien mérité avant la reprise des combats retourne voir sa famille. Sa plus jeune fille refuse de lui adresser la parole et lorsqu’il repart, triste de la colère que sa benjamine lui voue, celle-ci court après lui en criant Papa. On en pleurerait presque… de rire.
Autre scène tout aussi inattendue : celle où un noir, membre de la milice de Benjamin, secoure l’un de ses camarades blanc et raciste. Bien évidemment ils sont après liés par une amitié virile et indéfectible.

Spoilons un peu le film (si tant est qu’on puisse spoilez une telle œuvre) et allons voir ce que nous réserve l’histoire vers sa fin. Notre glorieux héros perd un second fils engagé à ses côtés dans la lutte contre l’oppresseur britannique. Et là j’ai un instant cru que j’aurais pu avoir une surprise : après qu’il a enterré son enfant, tous ses joyeux miliciens lui demande de reprendre le combat à leurs côtés. Or il refuse et on se dit qu’enfin il se souvient de ses premières prises de position, qu’il se rend compte de l’absurdité de la guerre… Et bien non, après avoir retrouvé le drapeau américain de son fils décédé, la fibre patriotique et belliqueuse reprend le dessus et il repart les cheveux et l’étendard au vent rejoindre ses amusants compagnons de massacre. Mel Gibson tuera l’homme qui à tuer ses deux fils et partira retrouver ce qui reste de sa famille (mais l’homme étant fécond et s’étant trouver une seconde épouse, je doute qu’il ne tarde à remplacer les pertes subies).

Allez tout de même quelques points positifs. Premièrement l’interprétation dans l’ensemble est de qualité mais elle est desservie par un scénario faiblard. Ensuite les scènes d’actions qui parsèment le film sont assez bien réalisées. Pas de quoi crier au miracle mais il s’agit du point fort de notre ami allemand et il s’en tire honorablement.

Finalement, force est de constater que Roland Emmerich s’en tire bien mieux lorsqu’il s’agit de détruire des villes à l’aide d’un gros lézard vert, d’un raz-de-marée ou encore d’extra-terrestres. Dès qu’il s’agit d’introduire une once de subtilité dans le scénario alors il foire tout lamentablement.
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