THE MASTER   -   Long xing tian xia
 
Annee
Duree
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1989
1h30
Jet Li - Yuen Wah - Crystal Kwok - Jerry Trimble - Anne Rickets

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Critiqué par Fear le 28/08/2007 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par Fear
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« The master » est un ratage complet à tous les niveaux. Du kitch de tous les instants, au jeu d’acteur catastrophique, un humour foireux et des combats qui peine à tirer le film vers le haut, il reste le pire de Tsui Hark et de Jet Li. Seuls les amateurs de navets apprécieront…..
 
Dès les premières images c’est le choc. Le kitch est de mise avec une musique typique des années 80 alors que la caméra survole les buildings. Cette impression de kitchissime va se retrouver tout au long du film.
Les vêtements ridicules (notamment une superbe casquette de la jeune Anna, qui donne l’impression d’être faite en peau de Bisounours) n’ont d’égal que la bande originale désuète qui oscille entre musique électronique (clavier de mise) et flûte de pan classique.
Malheureusement les mauvaises surprises s’accumulent : Les acteurs qui sont déjà bien mauvais (même Jet Li) débitent des dialogues d’une stupidité absolue (et je pèse mes mots) qui vous feront certes rire parfois, mais uniquement car vous serez consternés. On part donc déjà mal surtout que Tsui Hark n’aide personne en mettant en place un scénario qui est à la hauteur de l’interprétation.
Le maître américain ne trouve rien de mieux que d’essayer d’être la plus grosse racaille de la ville plutôt que de régler cela normalement sur les tatamis.

Cependant, ça ne s’arrête pas là. Car un « subtil » message s’y est glissé. L’opposition entre l’orient et l’occident est mise en image par des clichés monstrueux : Passons l’herboristerie du petit chinois aux Etats-Unis et voyons plutôt le méchant américain qui s’approprie les bases sacrées des arts martiaux, pour les salir par la suite, en en usant à mauvais escient. Alors qu’au contraire le gentil asiatique est là pour servir la justice ou pour sauver trois latinos ridicules d’une bande armée.

On se dit alors qu’on va se rattraper avec un des 2 éléments centraux, soit la comédie soit le combat. Et bien mauvaise pioche puisque c’est encore un ratage complet.
Côté combat, on ne peut qu’être déçu. En effet, Jet li au générique devait assurer le spectacle mais il se retrouve à faire une pléthore d’actions ridicules (comme descendre de voiture en faisant un 720° en l’air). Ainsi, les quelques vrais combats sont peu convaincants.
Pour ce qui est de a comédie, on préférera l’humour involontaire qui est du à la médiocrité de l’ensemble aux blagues et gags qui sont vraiment lourds et ne vous feront jamais rire.

Les personnages sont d’ailleurs plus minces et inintéressant les uns que les autres. Pas un semblant d’histoire personnelle un peu consistant, pas un fait du passé qui fut difficile, pas une note d’émotions….
Pourtant, il y a des moments où Hark a été tenté l’insertion de sentiments mais c’était sur joué et parfois il faut bien le dire complètement risibles. On notera par exemple le moment où les latinos regardent leur habitat brûlé, émus, la fin d’un lieu en regardant fixement les flammes …. Catastrophique.

Tsui Hark ne voulait pas faire sortir ce film pour en réaliser un meilleur avec Jet Li (« Il était une fois en Chine » (1991)) et on ne peut qu’approuver cela. Ce film est loin, très loin derrière les autres productions et de Hark et de Jet Li.

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