SATURDAY OCTOBER 5TH   -   Lördagen den 5-10
 
Annee
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1969
0h47
Stefan Böhm – Curt Ericson – Eric Hansson – Bernt Hedberg – Lars Karlsteen – Ingeborg Kähr – Rose Lagercrantz – Gunar Ossiander – Sol Britt Pilotti – Margot Tänerrus …

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Critiqué par fear le 14/02/2012 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par fear
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« Saturday october 5th » se pose en objet naturaliste, narrant le quotidien d'un ouvrier épris d'une jeune femme. Après un regard tendre mais amusé sur la vie du jeune homme, Andersson nous convie dans son week-end, un périple souvent fastidieux toujours marqué par l'humanité et le contact ...
 
Toujours d'un extrême dépouillement, les lancements des films de Roy Andersson paraissent bien banals. Ici, nous suivrons ni plus ni moins que le quotidien d'un jeune couple, petit concentré des deux précédents courts métrages effectués pour son école, la Swedish Film Institute.
Nous sommes en 1969 – l'année où il sera diplômé -, un moment clé dans sa carrière naissante. Premièrement, c'est son premier changement de format allant jusqu'au moyen-métrage. Deuxièmement, il sera alors assistant de Bo Widerberg sur « Adalen riots » (1969).

A ce croisement, il a enfin l'opportunité de convier plus d'interprètes. Ici rien d’exubérant, le naturalisme de la direction d'acteurs est au cœur des débats et une fois de plus Andersson montre un attachement à des choses simples, quelque soit le traitement qu'il en fait ultérieurement.

1 an avant d'exploser avec « A swedish love story » (1970), Andersson capte en deux temps la vie et les aspirations de deux jeunes urbains, pas vraiment favorisés. Le premier élan montre en narration en voix off – et parfois filoute – l'état de leur vie, un récapitulatif du passif majoritaire de nos héros.
Après l'absurdité amusante du face à face avec sa mère, Bernt retranscrit ce qu'est sa vie pour lui. Il y a son couple, sa vie dépendante, son manque de vision du futur – il a beaucoup d'espoirs qu'il ne croit pas vraiment atteindre -. Bernt n'est pas désespéré mais les modèles – famille, argent, travail – semblent lointains.

Heureusement vient le Week-end, occasion de souffler et de se projeter à nouveau. Le cinéaste arrête alors le temps et passe à une narration en temps réel – ou presque -. Andersson filme tous les instants simples que vivent les deux tourtereaux.
C'est alors du quitte ou double. Andersson s'étend parfois beaucoup trop sans donner le change. On perçoit dans les activités différentes vertus : La mise au vert permet de retrouver la communauté – un thème important pour Bernt – que la ville semble interdire mais aussi le calme et l'exutoire.
Toutefois, la forme fait que les discussions entre femmes et l'occupation du jardin par les hommes sont assommantes.
Quand il retrouve enfin l'intimité du couple, Andersson redécouvre le lien tendre avec toujours beaucoup de grâce, dans une application taciturne qui donne beaucoup de cachet aux deux protagonistes.
On remarquera enfin une rupture de ton impromptue dans la forêt, très réussie et qui marque le floutage de la réalité et de l'onirique, l'omnipotence du ressenti sur la réalité.

Le traitement un peu linéaire est fatigant et sur ces 47 minutes on ne retiendra vraiment que quelques séquences de cette vie d'ouvrier.
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